French Carcan


Le regard politique de Pierre Manent by Yann
10/10/2010, 07:50
Filed under: Société | Mots-clefs:

« Une chose qui est très surprenante aujourd’hui, qui me surprend beaucoup, c’est l’horreur sacrée, il n’y a pas d’autre mot, l’horreur sacrée des frontières que beaucoup de nos concitoyens éprouvent. Les frontières leur paraissent un scandale. Moi au contraire, j’aime beaucoup les frontières… »

Répliques / France Culture / 03.10.10 / Merci à Xavier et Hank

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11 commentaires so far
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Vous êtes le meilleur !

Mais avouez que nous avions raison : c’est un entretien d’une très grande richesse… Pierre Manent est un sacré bonhomme.

Commentaire par Hank

Ah, vous avez viré le morceau sur le 11 septembre, c’est dommage : Finkielkraut a quelques phrases importantes à ce moment-là. ^^

Commentaire par Hank

Excellent.
Les frontières que les civilisés sont incapables de tracer seront définies par d’autres, barbares.

Commentaire par Jean-Pierre

merci d’avoir mis en ligne cet extrait qui me paraît important et que nos amis de fdesouche ont délaissé malgré mes chaudes recommandations.
tout à fait autre chose : sur le sujet de l’identité nationale, je me suis pris la tête une partie de la matinée avec les lecteurs de rue89. je ne souhaite pas cela à mon pire ennemi !

Commentaire par xavier

L’abolition des frontières communes (en tant que communauté nationale) s’articule avec la progression des replis communautaires artificiels encouragés par le Marché, de la propriété privée, des systèmes de sécurité et autres rideaux de fer, caméras de surveillance.
L’abolition des frontières va de pair avec la société sécuritaire qu’on nous VEND. Car avant, les frontières ne rapportaient rien!

La gauche sociétale (= foetale, donc du repli et de la regression!) est donc au moins autant responsable de la situation d’insécurité, des problèmes des Roms et autres discriminations que la droite puisqu’elle n’a fait que reporter et étendre à chacun, impuissant, des contraintes qui étaient précisément du ressort de la collectivité, donc de l’Etat.
elle a donné en réalité à la droite libérale et/ou néo-conservatrice tous ses arguments. Dernier exemple en date: les déclarations de Rocard.

Qui dit plus de frontières, dit insécurité permanente, désagrégation du « vivre-ensemble »!

Par contre, les frontières d’Israël sont non-né-go-ci-ables.

Commentaire par Sébastien

« Ah, vous avez viré le morceau sur le 11 septembre, c’est dommage : Finkielkraut a quelques phrases importantes à ce moment-là. ^^ »

Oui je me suis permis, Finkielkraut est plus un militant sur ce sujet qu’un penseur. D’ailleurs Manent esquive le sujet proposé par son interlocuteur.

Commentaire par Yann

Desouche a vraiment refusé de publier cet entretien ? Ou peut-être ne l’ont-ils pas encore écouté ? Ils doivent recevoir quantité de propositions… Quoiqu’il en soit, j’espère qu’ils le publieront. Si tel n’était pas le cas, ma foi, il me semblerait malvenu de les entendre, par après, se plaindre du niveau moyen de leurs commentaires.

Commentaire par Hank

Je mets tout ça dans un seul sac : DECADENCE TOTALE à tous les niveaux …préméditée , voulue , par le MARCHE , comme le dit Sébastien …
Je vais encore faire des cauchemars cette nuit ..

Mais , boudiou, d’où sortent ces olibrius ???

Commentaire par Chris

@Hank : il a fallu que l’extrait soit publié ici pour que desouche le mette en ligne… je l’avais pourtant abondamment mis en lien dans la page « proposer un article ». mieux vaut tard que jamais.

Commentaire par xavier

Ils font confiance à Yann beaucoup plus qu’à n’importe quel lecteur anonyme. Peu importe, l’essentiel étant que cet extrait sera diffusé sur le site le plus consulté du web.

Commentaire par Hank

bonjour,
la notion de nature humaine est le fait preignant de la recontre avec l’autre. D’abord passivement, et cette passivite formate une rencontre effective mais qui ne va pas sans fluctuation d’appreciation de l’autre. Je me mire dans l’autre, j’existe a partir de lui. Je suis un autre qui s’est edifie sur un semblable. L’autre est l’existence de ma propre nature humaine. Mais il est aussi celui par lequel je peux m’en detacher, le juger, le discreminer parce que je ne peut le posseder sans perdre ma condition humaine. Il y a une nature humaine c’est incontestable tout le prouve. Mais en meme temps l’autre et cette etrangete dont j’ai subis les contraintes qui ont mises a mal mes donnees pulsionnelles tout en les canalisant. J’acquiere mon autonomie d’abord par une dependance qui m’associe a l’autre, mais dont je dois aussi me detacher pour m’affirmer. La destruction d’une frontiere est un non sens. Nous sommes tous des frontieres en puissance, c’est notre autonomie qui est en jeu. La famille est a la foi la possibilite de notre liberation est tout autant celle de notre forclusion. l’emancipation est le stade de notre humanite individuelle, meme si les preignances de la coutume nous rattache a ce qu’est notre racine collective frontaliere. Un intellectuel peut s’affirmer citoyen du monde dans la mesure ou il assume de plein le fait d’une nature humaine, il connait plusieurs langues il partage ces valeurs communes qui lui permettent de dire qu’ils se sent bien partout. C’est une forme d’appreciation qui sent le privilege. Mais cela revient aussi a dire que s’affirmer ainsi c’est trouver a travers les autres une difference qui permet de se liberer ainsi. Dieu sait que les intellectuels sont narcissiques et possedent un quant a soi demultiplie. (source de conflit permanent, critique exacerbe envers celui qui lui ressemble et ne partage pas son quant a soi). On peut dire a moins que ce soit un saint qu’il assume un pouvoir sur l’autre (admiration, fierte etc). Et il ya une multitude de pouvoirs de la fascination au charme etc). Ou alors une sorte de sollitude par l’exil qui tient lieu d’espacement, de retrait par rapport a d’autres. Un ecrivain anglais amoureux de la France (c’est rare parce que anglais) n’ecrira qu’en francais qui n’est pas sa langue maternelle.

C’est pour lui une affirmation de sa liberte, il marque une distance avec ses racines, mais cette rupture necessite aussitot un raccrochage, un rapprochement autre. C’est une etape de l’Universalite qui conjoint a la fois la distance avec l’autre de ses racines pour se rapprocher avec l’autre de nature. Il ya interpenetration des uns aux autres dans une difference parfois radicale,mais il y a toujours la necessite de la recherche d’une nouvelle frontiere. Celui qui se considere comme citoyen du monde, ne peut embrasser le monde si ce n’est par l’idee. Sa quete se fait a petits pas, il s’arrete a toutes les frontieres pour y laisser sa trace, en s’impregnant de la trace des autres. Il visite donc des lieux frontaliers. Nul ne peut echapper aux frontieres de quels ordres que ce soit,(geographique langagiere etc). Ce phenomene qui est le propre de l’Universalite, ne peut mettre en doute l’etat des lieux qui m’ont affranchi, former a etre ce que je suis. Embrasser le monde, l’Univers vient incontournablement du seul fait que l’on a eu un chez soi avant tout autre chose, et que ce chez soi nous vient des autres a partir desquels nous naissons a nous meme, pour ensuite sans differancier pour marquer la distance salutaire ( source de conflit en meme temps que reconnaissance par detour) Conflit-Fraternite -Amour- Haine (meme combat). On ne sortira jamais de ce CARCAN la vie c’est pas du gateau pour les gnostiques ) (La vie est magnifique, c’est un cadeau generaux). A chacun son appreciation a ce titre chacun s’enferme derriere sa frontiere. Cordialement Milou

Commentaire par MONIER ALAIN




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