French Carcan


Morts pour rien by titifoso
08/07/2011, 15:03
Filed under: La théma du moment | Mots-clefs:

« J’ai jamais vu autant d’hommes de qualité pleurer. »
La chute de Diên Biên Phu, à travers une sélection d’archives et de témoignages du très grand Pierre Schoendoerffer, cinéaste et écrivain (La 317e section, Le crabe-tambour…), vétéran d’Indochine où il passa trois années à filmer les combats comme opérateur au Service Cinématographique des Armées, et fut fait prisonnier au lendemain du sombre 7 mai 1954, à 26 ans.


5 colonnes à la une / 1964

Toutes les vidéos ci-après…

Michel Lellone et Michel Leblanc / RTL / 7-9.05.1964 et images du film de Pierre Schoendoerffer / 1992


Antenne 2 / JT / 03.03.92


France 2 / Les 4 Vérités / 05.05.94


France 3 / 05.05.04


Diên Biên Phu / Pierre Schoendoerffer / 1992

Bonus :

Portrait-hommage de Pierre Schoendoerffer réalisé par Yann Veillet / 1997

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15 commentaires so far
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« My nie chcemy ratować życia. Żaden z nas żywy z tego nie wyjdzie. My chcemy ratować ludzką godność »

« Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine »

Arie Wilner

Commentaire par le vrai olaf

Mon père était en Indochine de 48 à 50 dans l’infanterie coloniale, j’ai à coeur la mémoire de ces pauvres gars crevés pour rien sinon pour la France ou comme mon père par anti-communisme viscéral.
J’aurais toujours pour eux, une admiration sans bornes. Gloire aux combattants de l’Indo.

Commentaire par araock

Ah ce concerto de l’adieu… ça me trouble.

Commentaire par araock

l’Indo. a vu souffrir et mourir des hommes , des vrais , dans l’indifférence du continent et des politicards
Mais ne les oublions jamais qu’ils soient des grands officiers comme le Roi Jean (De Lattre ) ou le Général SALAN et le Colonel Argoud,
mais aussi des officiers du REP comme Sergent , Degueldre , Jeanpierre, Denoix de Saint Marc , faulques, ……
ou des sous officiers « les maréchaux de la légion » comme le célébre VANDEN.
Enfin une mention spéciale pour le Cdt Guillaume le CRABE TAMBOUR.
Honneur et Fidélité à leur mémoire

Commentaire par DAM

Commentaire par Yann

merci pour cette chanson de Jean Pax « le loup de guerre » qui a bercé notre jeunesse et qui m’a fait faire ma PMP .

Commentaire par DAM

Dur dur, le concerto de l’Adieu; je suis un sensible, moi.

Je me rappelle avoir dévoré les livres de Bergot et de Bonecarrère après avoir entendu Dien-Bien-Phu de Jean-Pax.
C’est de cette époque que s’est ancrée en moi la terrible idée que l’on est toujours trahi par ses chefs.

Décidément, rien ne change.

Commentaire par Zigfrid

Un homme, un vrai. Qui s’exprime avec force, mesure et modestie. Aujourd’hui, on a Yann Moix, Benchetrit et compagnie. Une autre planète. Définitivement, c’était mieux avant.

Commentaire par Rosco

Et la télé de l’époque, ça avait un peu plus de tenue. Curieusement, il ne semblent pas y avoir beaucoup de personnes issues des fameux 3% de la population, contrairement à aujourd’hui. Y aurait-il un lien de cause à effet ?

Commentaire par Rosco

Encore une fourberie de De Gaulle.

Commentaire par paturage

« Et la télé de l’époque, ça avait un peu plus de tenue. Curieusement, il ne semblent pas y avoir beaucoup de personnes issues des fameux 3% de la population, contrairement à aujourd’hui. »

Si si mais ils avaient du talent.

Commentaire par brain.damage@gmx.com

Le chasseur du 1er RCP Cyrille Hugodot, 63ème soldat français tué en Afghanistan, inhumé dans l’indifférence…

Né le 1er mars 1987 à Dreux (Eure et Loir), père d’une petite fille de 4 ans, Cyrille Hugodot s’est engagé pour cinq ans en mars 2009, au titre des troupes aéroportées au sein du 1er Régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP – Pamiers).

Il a rejoint la compagnie d’éclairage et d’appui (C.E.A.) à l’issue de six mois de formation initiale, pour y servir à la section des tireurs d’élite. Dès son arrivée, il révèle un profil très prometteur et d’excellentes qualités de soldat. Il est élevé à la distinction de 1ère classe le 1er octobre 2009.

Au 1er janvier 2010, il est affecté à la 3e compagnie de combat en tant que tireur d’élite. Projeté au Gabon de mars à juin 2010, au sein du 6e Bataillon d’infanterie de marine, il se donne sans compter durant toute la mission, se distinguant notamment lors du stage commando en jungle.

Déployé en Afghanistan depuis le 15 mai 2011 au sein de la Task force Lafayette – Battle group (BG) RAPTOR qui arme le Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa, le parachutiste de 1ère classe (TA) Cyrille Hugodot a été tué le samedi 25 juin lors d’un accrochage au cours d’une mission de reconnaissance en Kapisa.

En milieu de matinée, assurant la couverture d’un groupe du génie à proximité du pont de Tagab, une section du BG RAPTOR a été violemment engagée par des insurgés. Grièvement blessé au cours de cet accrochage, le parachutiste de 1ère classe Hugodot a été immédiatement évacué vers la base française de Tagab puis vers l’hôpital militaire de Kaboul où il est décédé des suites de ses blessures.

Décoré de la médaille de bronze de la Défense nationale avec agrafe « troupes aéroportées », devant être promu caporal au 1er juillet 2011, le parachutiste de 1ère classe (TA) Cyrille Hugodot est mort au combat au service de la France.

Ce parachutiste est le troisième du 1er RCP tué au combat en Afghanistan, après l’adjudant-chef Pascal Correia (25 juillet 2007) et le 1ère classe Florian Morillon (18 juin 2011).

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Un-para-du-1er-RCP-tue-en-Afghanistan_a303.html

http://www.theatrum-belli.com/archive/2011/07/05/un-hommage-trop-discret.html

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/07/retours-dafghanistan-cette-honteuse-ind%C3%A9cence.html

http://www.fdesouche.com/225483-lettre-ouverte-du-5-juillet-2011-a-monsieur-le-president-de-france-television/comment-page-1

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Le-traitement-mediatique-de-la-liberation-des-otages-suscite-une-vive-emotion-chez-les-militaires_a307.html

Commentaire par titifoso

Condoléances à la famille du soldat Hugodot mort pour l’amérique.

Commentaire par Yann

Et de 64…
Clément Kovac, 22 ans.

Commentaire par titifoso

Jeudi 22 décembre 2011

«Kabul town is sun and dust/Blow the trumpet, draw the sword…», chantait Rudyard Kipling dans une de ses ballades des «Trois soldats».
«La ville de Kaboul n’est que soleil et poussière/Soufflez dans vos trompettes et brandissez vos sabres.»

L’Afghanistan! La route de la soie. Un pays rugueux d’une impitoyable beauté. Peuplé d’une multitude d’ethnies, de tribus, de clans susceptibles et turbulents, chamailleurs, à la fierté sourcilleuse; des Pathans, des Kafirs, des Ousbakis, des Tadjiks, des Hazaras, des Pachtouns, des Balouches — j’en oublie… Ils ont subi la dure poigne d’Alexandre le Grand, de Genghis Khan, de Timur le boiteux dit Tamerlan. Poussière sur la route de la soie, dispersée par le vent. Plus tard, ce fut celle des Britanniques de l’armée des Indes de Kipling, récemment celle des Soviétiques. Poussière et squelettes blanchis par le soleil, décapés par le vent de sable des steppes. Hier et aujourd’hui, c’est des Talibans!…

Il était une fois, dirons-nous dans quelques années, il était une fois à des milliers de kilomètres, au cœur de l’Eurasie, si loin des justes préoccupations des Français, il était une fois une guerre d’Afghanistan. Une guerre qu’on n’appelait pas guerre, comme on n’appelle plus, de nos jours, un flic un gardien de la paix — question de sémantique.

Il était encore, une fois de plus, des soldats de la France qui tombaient au feu en tentant de remplir la difficile et ambiguë mission que la République leur avait confiée. Régiment après régiment, nos soldats montaient en ligne tous les six mois, dans des vallées perdues aux noms impossibles. Et ils payaient le prix, sans grincement de dents ni murmure. Ils n’en pensaient pas moins. «Servitude et grandeur militaires» de Vigny.

Il y a dans la cour d’honneur des Invalides un gros canon de bronze du XVIIIe siècle qui porte l’inscription: «Ultima ratio regum»… Notre présence armée en Afghanistan n’est pas «l’ultima ratio» de la France.

Ces soldats français, je les connais. Ils sont beaux, jeunes, joyeux, bien entraînés – ce sont des sportifs –, ils ont choisi en toute conscience le noble métier des armes. Ils sont courageux. Du courage, il nous en faut à tous et à chacun, et de toutes sortes, de toutes les variétés, de toutes les espèces. Nous avons tous besoin de courage, tous les jours. Nous le savons. Mais le courage du soldat sous le feu brille d’un éclat particulier, parce que la mort est là juste en face, devant, et qu’il faut rester droit dans ses bottes. Pourquoi? Pour rien, pour l’honneur. «Le courage s’entretient comme les fusils», disait, je crois, Napoléon.

Ils ont le sens de l’honneur, de la fraternité et du respect humain. Ce sont des hommes selon mon cœur.

N’oublions pas nos morts et nos blessés. «Un peuple qui perd la mémoire est un peuple condamné à mourir de froid», a dit un poète.

Ne les oublions pas. Qu’ils ne deviennent pas poussière sur la route de la soie, dispersés par le vent.

Il en va de notre honneur.

Pierre Schoendoerffer

Commentaire par titifoso




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